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Procès verbal pour insultes à l'encontre d'un officier de ville de Marseille

en date du 23 janvier 1792

Mois caporal de lagarde a la porte de Romme. Le 23 janvier 1792, unne hurre a prais minuit hurre indut unne homme de proffacions se disant tailieur de pierre et masont nous disant que ille da vigniont nous ayant venut requerir au poste nous disant que illiat etet unne chairette chargé de ballot an nous disant que setes da munisiont dais gairre soit poudre ou plont ou armes blanche, parce moyent moy voyant lenteret de la nacions ge prit tous me moyenr pour a voir de homme de bon heur pour une espediciont pairaille.

Me voyant apuyer de ma garde ge me suis transporter audit lieu que ille voulut nous conduire. Aprais unne l’honge course prais dune hurre et plus voyant que ill nous amusé pour tacher de nous degarnir la garde de homme et je luis et dit que pour quoit il nous faisé courrir, il nous a répondu que ge tes fait pour celat an nous disant que nous estions tous de brigent et des capons. 

Et nous menasant et gurant disant que nous estions tous de jean foutre. Parce moyent voyant ce homme je lais conduit a la commune de vent Monsieur Braismont officier civille. Monsieur l’officier layant enterogé au suget pourquoit ille set fait un fos raport a la garde, lui a répondu audit officier dun ton en diféran que se nes tes pas an nous demantisant.

Parce moyent nous prierons a tous nos supérieur dexaminer la conduite de cette homme parceque ge voit que se tun homme suspet dans laditte ville.

Mesieur ge vous prouveres par la volontairre de la garde que jaye avecque moy.

Mesieur ges pairre a voir gustice a ma requette que je lhouneur de vous anoncer Mesieur.

Laurant Sarilet caporal, portefaix de son nestat, daboitations du n° 13.

Moi caporal de la garde à la porte de Rome, le 23 janvier 1792 une heure après minuit heure indue un homme de profession se disant tailleur de pierre et maçon nous disant qu’il est d’Avignon, nous ayant amené requérir au poste nous disant qu’il y avait une charrette chargée de ballots en nous disant que c’était des munitions de guerre soit poudre ou plomb ou armes blanches, par ce moyen moi voyant l’intérêt de la nation, je pris tous mes moyens pour avoir des hommes de bonne heure pour une expédition pareille.

Me voyant appuyé de ma garde je me suis transporté audit lieu qu’il voulut nous conduire. Après une longue course après d’une heure et plus, voyant qu’il nous amusait pour tâcher de nous dégarnir la garde des hommes et je lui ai dit que pourquoi il nous faisait courir, il nous a répondu que j’étais fait pour cela en nous disant que nous étions tous des brigands et des capons.

Et nous menaçant et jurant disant que nous étions tous des jean-foutre. Par ce moyen voyant ce(t) homme je l’ai conduit à la commune devant monsieur Bremont officier civil. Monsieur l’officier l’ayant interrogé et jugé pourquoi il s’est fait un faux rapport à la garde, lui a répondu audit officier d’un ton indifférant que ce n’était pas en nous contredisant (démantisant).

Par ce moyen nous prions à tous nos supérieurs d’examiner la conduite de cet homme parce que je vois que c’est un homme suspect dans ladite ville.

Monsieur je vous prouverai par la volonté de la garde que j’ai avec moi. Monsieur j’espère avoir justice à ma requête que j’ai l’honneur de vous annoncer monsieur.

Laurant Sarilet caporal, portefaix de son état, d’habitation du n° 13.